Le plaisir retrouvé de se lever chaque matin... ANIMA Hypnose & Coaching

mercredi 6 juillet 2022

Désistement sauvage : Quand un rendez-vous avec soi-même n’est pas honoré…

L'absence sans un mot : un phénomène plus fréquent qu'on ne l'imagine

Ne pas pratiquer le surbooking expose à un risque devenu presque banal : le désistement sauvage. Celui qui s'affranchit de toute courtoisie, le client décidant de ne pas venir sans même prévenir.

Je réserve systématiquement un créneau d’une heure trente pour chaque séance. J’accueille chaque personne à l’heure, en tenant compte des demandes nombreuses et parfois urgentes. Mon organisation reste souple, ajustée aux besoins de chacun. Avant chaque première rencontre, un échange est instauré pour poser un cadre clair, propice à une relation thérapeutique de qualité.

Un rappel est même envoyé la veille du rendez-vous. Et pourtant…

Le rendez-vous manqué : simple oubli ou évitement profond ?

Il m’arrive encore de découvrir qu’un consultant ne se présente pas. Pas d’appel, pas de message. Rien. Et je m’interroge. Qu’est-ce qui peut bien pousser une personne à solliciter un rendez-vous pour aller mieux… et ne pas venir ? Ou annuler quelques minutes avant, par un simple SMS ?

Je ne parle évidemment pas des urgences, hospitalisations ou cas de force majeure. Ni des personnes qui ont prévenu en amont de leur absence. Je parle de ceux qui disparaissent sans mot dire.

Un signal révélateur : fuir son propre changement

Derrière cette absence sans explication se cache souvent un rendez-vous manqué avec soi-même. Une opportunité ajournée. Le désir de changement est là… mais le passage à l’acte reste difficile.

Certaines personnes prennent rendez-vous comme on active une option : « au cas où ». Elles espèrent aller mieux mais attendent parfois de heurter le mur pour se décider à changer. Envisager l'inéluctable, tout en le niant. Comme si reconnaître sa vulnérabilité revenait à signer son incapacité à se relever.

En réalité, plus la personne fuit sa peur ou sa détresse, plus elle se coupe d’elle-même. Et dans cette fuite, elle renforce ce qu’elle cherche pourtant à apaiser.

En fuyant éperdument, je construis les conditions de ma souffrance.

L'engagement en thérapie : un acte de responsabilité

Ce qui me frappe également, c’est l’absence de toute courtoisie dans certains cas. Ne pas prévenir, ou invoquer un faux prétexte, traduit parfois un rapport flou à l’engagement.

Or, venir en consultation, c’est déjà poser un acte fort. C’est reconnaître que quelque chose doit changer. C’est prendre sa responsabilité d’adulte, même si cela fait trembler. Car oui, même dans une démarche douce, c’est bien notre part adulte qui prend soin de nous en tenant un engagement.

Un rendez-vous non honoré, sans mot ni explication, peut révéler une forme d’immaturité, voire une croyance que sa parole n’a pas de valeur. Dans ce cas, comment croire en soi, comment faire confiance à l’autre ? Derrière cette attitude, il y a souvent une grande solitude, une forme d’errance.

Report ou renoncement : quand l’élan thérapeutique s’éteint

Je ressens toujours une forme de tristesse quand une séance est avortée sans explication. Comme un rendez-vous manqué avec soi-même. Certains me rappellent, des mois plus tard, pour reprendre contact. Alors oui, je leur pose la question : cette fois, viendrez-vous ?

Et s’ils viennent, je les accueille toujours avec bienveillance. Parce que franchir la porte du cabinet, c’est souvent le premier pas vers un vrai changement.

Prêt(e) à honorer un rendez-vous avec vous-même ?

Si vous ressentez le besoin de poser un acte fort pour vous-même, je vous accompagne en toute bienveillance, au cabinet ANIMA Hypnose à Angoulême ou à distance.

Appelez-moi au 07 69 93 33 18 pour réserver votre séance.

vendredi 3 juin 2022

Solitude, fidélité inconsciente, anxiété, confusion : ce que je retrouve souvent en séance

Une humanité partagée derrière chaque histoire

Des milliers de rencontres.
Des histoires de vie, toutes singulières.
Des drames, des parcours marqués par des luttes intérieures, des efforts pour traverser l’épreuve ou calmer le tumulte.

Au fil des séances, je perçois une grande sensibilité chez les personnes que j’accompagne. Sensibilité acquise à force de vigilance, à force d’avoir voulu éviter d’autres douleurs.
Et, malgré l’unicité de chaque parcours, des points communs émergent. Des constantes humaines, touchantes, puissantes. En voici quatre que je retrouve régulièrement.

1. Une solitude invisible, mais omniprésente

Beaucoup vivent une solitude profonde.
Pas nécessairement un isolement physique, mais une solitude existentielle, émotionnelle, parfois incomprise.

Solitude face à des mécanismes internes qu’on ne comprend pas.
Solitude dans la douleur, qu’on préfère taire plutôt que l’imposer à l’entourage.
Solitude face au doute aussi : "Suis-je normal ? Pourquoi je ressens ça ? Pourquoi je suis comme ça ?"

À cela s’ajoute l’éloignement intérieur : je me sens différent, en marge, comme si je ne rentrais pas dans les cases imposées.
Les réseaux sociaux, les comparaisons constantes, la pression implicite... et le sentiment d’être seul devient insistant.

Parfois, c’est l’impossibilité d’être seul qui émerge : fuir le vide, l’immobilité, multiplier les activités pour ne jamais se retrouver face à soi.
Et, ironiquement, s’épuiser jusqu’à... se retrouver seul.

2. La fidélité : un lien discret, souvent douloureux

Je ne parle pas ici de fidélité conjugale.
Mais d’une fidélité plus intime, plus ancrée :
La fidélité à un jugement, à une parole entendue, souvent très jeune.

"Tu n’y arriveras jamais."
"Tu es trop ceci, pas assez cela."
"Arrête de pleurnicher."
"La vie est dure."

Ces phrases, ces ordres, ces regards blessants sont devenus des voix intérieures, répétées à l’infini.
Et sans même s’en rendre compte, on reste fidèle à cette image dépréciée de soi, à ces injonctions qu’on a intégrées comme des vérités.

On se maltraite, on s’auto-juge, on rejoue le scénario :
"Je ne mérite pas."
"Je suis nul."
Et à chaque fois, on reste fidèle à un schéma.

Même si cela fait souffrir, au moins, c’est connu. Rassurant, à sa manière.
On reste dans cette zone de confort, même si elle est très inconfortable.

3. L’anxiété, toujours plus présente

L’anxiété s’infiltre partout.
Elle prend mille formes : agitation mentale, peurs diffuses, ruminations, manifestations physiques, troubles du sommeil, habitudes compensatoires...

Chacun essaie de faire avec.
Certains trouvent refuge dans la création, le sport, d’autres dans des excès (nourriture, alcool, addictions).
L’anxiété pousse à agir… ou à fuir.

Souvent, elle est alimentée par la mémoire des douleurs passées.
"J’ai souffert. Donc je redoute que cela recommence."
L’esprit se met alors en mode anticipation, et imagine tout ce qui pourrait mal tourner.

Dans un monde saturé d’informations (et de désinformations), où tout change vite, où l’avenir semble incertain, l’anxiété trouve un terrain fertile.
Elle s’installe. Elle s’entretient. Elle ronge.

4. La confusion émotionnelle : quand tout se mélange

Un autre point que je constate très souvent : une confusion émotionnelle intense.
Les émotions s’enchaînent, se superposent, deviennent difficiles à identifier ou à accueillir.

"Je ne comprends plus ce que je ressens."
"Je me sens débordé, submergé."

Certaines personnes viennent chercher une solution pour "gérer leurs émotions".
Mais gérer, est-ce vraiment possible ? Et surtout... est-ce souhaitable ?

Cacher une émotion, c’est comme vouloir enfoncer un ballon sous l’eau.
Cela fonctionne un temps… jusqu’à ce que le ballon remonte brutalement à la surface, avec fracas.

Plus on cherche à contenir, plus le débordement est violent.

Reconnaître, c’est déjà avancer

Peut-être vous retrouvez-vous dans un ou plusieurs de ces traits.
Solitude, fidélité inconsciente, anxiété, confusion…
Et si cela ne vous définissait pas, mais reflétait simplement des mécanismes de survie, ancrés, usés, et prêts à évoluer ?

Il est possible d’en sortir. D’autres chemins existent.
Plus doux, plus respirables. Plus vivants.

Et si vous veniez en parler, simplement ?
Je vous accueille en toute bienveillance au cabinet ANIMA Hypnose à Angoulême, ou en séance à distance, pour poser un autre regard sur ce que vous vivez.
Contactez-moi au 07 69 93 33 18 pour réserver une rencontre.

mardi 22 mars 2022

Accueillir la mauvaise nouvelle : de la sidération au mouvement intérieur

Une lame qui arrache : l’impact de la mauvaise nouvelle

Il y a ces mots que l’on redoute.
Ces nouvelles qui tombent, non pas comme un couperet net, mais comme une lame mal affûtée.
Une lame qui n’achève rien, mais qui arrache, qui déchire, et laisse des bords irréguliers, difficiles à recoudre.

L’annonce arrive. Et tout bascule.
Elle laisse place à l’effroi.
Puis surgissent, dans un désordre imprévisible :
la douleur, le doute, la sidération.

Le choc, l’effondrement, le silence

Parfois, il n’y a rien d’autre à faire qu’accueillir cette vague.
Pas de discours intérieur capable de la contenir.
Juste l’écho sourd d’une réalité nouvelle, brutale, impensée.

Les heures passent. Puis les jours.
Et les mois s’étirent dans un flou d’incertitude.
Un temps suspendu, une existence en veille.

Une traversée intérieure, en silence

La détresse ne disparaît pas.
Mais quelque chose s’opère. Lentement.
Comme si, dans ce chaos, un laminoir invisible venait lisser, sans vraiment effacer.
Le sillon devient plus discret, mais il est là.

Il n’est pas question d’oubli, ni de banalisation.
Plutôt d’une forme d’adoucissement.
La douleur se transforme. Elle se déplace. Elle devient parfois porteuse de sens.

L’hypnose : un espace pour déposer le choc

Face à une mauvaise nouvelle, les mots manquent.
Mais le corps, lui, se souvient.
L’hypnose peut alors devenir un espace de sécurité intérieure,
où ce qui ne peut pas être dit peut être ressenti, accueilli, entendu.

Sans chercher à effacer.
Sans minimiser.
Mais pour offrir un lieu de repos à ce qui s’agite à l’intérieur.
Un lieu pour commencer, doucement, à remettre du mouvement dans l’immobilité.

Vous traversez un choc, une épreuve, un bouleversement ?
Je vous propose un accompagnement respectueux, au rythme juste pour vous, au cabinet ANIMA Hypnose à Angoulême, ou en séance à distance.
Contactez-moi au 07 69 93 33 18 pour réserver un espace d’accueil, de parole, et de respiration.

mardi 1 février 2022

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, et c’est tant mieux

Une barque sur un fleuve paisible… vraiment ?

« Ah, si seulement la vie était un long fleuve tranquille ! »
L’image est séduisante : une embarcation stable, glissant doucement sur l’eau, offrant le loisir de contempler les rivages, de respirer la douceur des paysages. Jolie métaphore… mais, est-ce vraiment ce que nous cherchons ?

Car dans ce fleuve sans remous, plus besoin de choisir : la vie nous porterait sans effort, sans heurt, sans questionnement.
Adieu le libre arbitre. Nous ne serions plus que passagers, privés d’initiative, contraints de suivre le courant.

Une pente douce… mais monotone

Pour que l’eau s’écoule, encore faut-il un fond en pente.
Un fleuve tranquille implique une descente continue, sans relief, sans surprise.
Et sur ce trajet uniforme, l’ennui guette.

Même les plus beaux panoramas finissent par se ressembler lorsqu’on ne peut accoster.
Sans escales, sans explorations, la vie ne serait plus un fleuve, mais un décor figé.

Le fleuve a-t-il toujours été fleuve ?

Le fleuve est-il né fleuve ?
N’a-t-il pas été, lui aussi, torrent ou ruisseau ?
A-t-il toujours été aussi lisse, ou s’est-il transformé avec le temps, par les événements, les saisons, les accidents de terrain ?

Le changement n’est-il pas, justement, ce qui façonne la beauté du fleuve ?

Une quête de calme... sans vie ?

Beaucoup expriment en séance leur désir d’apaisement.
Un besoin compréhensible, surtout après des périodes de tumulte.
Mais cette recherche du calme devient parfois une illusion : celle d’une vie sans vagues, sans douleurs, sans surprises.

Or, à bien y regarder, le bonheur est souvent défini par ce qu’il n’est pas :
Il ne serait plus souffrance, plus agitation, plus tourment.
Mais ce calme absolu, s’il s’installe trop longtemps, devient vite… un vide.
Reposant, oui. Mais profondément ennuyeux.

Devenir le fleuve… et ses remous

Alors, je m’agrippe à ma barque, inquiet du moindre ressac, tendu à l’idée du prochain récif.
Je me fonds avec l’embarcation, obsédé par les dangers à venir.
Ma vie devient tension, anticipation, contrôle.

Puis un jour, je réalise : je suis la rivière, ses courants, ses obstacles, ses tourbillons.
Je suis cette agitation intérieure.
Et si tout cela venait de moi ?

L’eau contourne, l’eau avance

En hypnose, nous ne cherchons pas à supprimer les remous, ni à lisser la surface de la vie.
Nous explorons les passages possibles.
Nous observons comment l’eau, face à une roche, s’adapte, contourne, poursuit sa route.

Et lorsqu’elle trouve un passage, elle avance avec force et grâce.
Puis elle ralentit, s’apaise… avant de reprendre son mouvement.
Toujours. Encore.
La vie passe là où elle peut passer.

Laisser l’eau faire son œuvre

Alors, pourquoi ne pas laisser l’eau faire son travail ?
Laisser le mouvement naturel de la vie polir les aspérités de notre existence.

Faisons-lui confiance.
Ce que l’eau touche, elle finit toujours par lisser.

Vous ressentez le besoin d’un espace pour reprendre votre souffle ?
Je vous accueille avec bienveillance au cabinet ANIMA Hypnose à Angoulême, ou en séances à distance, pour vous accompagner dans ce mouvement intérieur.
Contactez-moi au 07 69 93 33 18 pour réserver votre séance.

mercredi 19 janvier 2022

Le deuil, ou la traversée intime de l’absence

Un deuil difficile à "faire" : quand la norme devient injonction

De nombreuses personnes reçues en cabinet évoquent une souffrance persistante, souvent résumée ainsi :
« Je n’arrive pas à faire mon deuil. »

Comme s’il existait une méthode universelle, une suite d’étapes à franchir pour enfin « passer à autre chose ».
Mais passer à quoi, exactement ?

Cette idée d’un parcours balisé, d’un "travail de deuil", induit parfois une double peine : la douleur de la perte, doublée d’une culpabilité de ne pas avancer "comme il faut".

Le défunt continue d’exister autrement

Dans les jours qui suivent un décès, le mort semble encore présent.
On se met à sa place pour choisir un texte, une musique, un hommage. On entend les récits des proches, découvre d’autres facettes de celui ou celle qu’on croyait bien connaître. Les funérailles donnent corps à cette présence, l’épaississent.
Le défunt devient plus dense. Notre rapport à lui change. À jamais.

Ce que je pleure, c’est aussi une part de moi

Pleurer l’autre, c’est aussi pleurer une part de soi.
Ce que nous étions dans cette relation. Cette version de nous qui n’existera plus.
La douleur ne vient pas seulement de la perte de l’être cher, mais de ce que nous avons été à ses côtés.

Un lien vivant, entre spiritualité et rationalité

Au fil des mois, la relation au mort évolue. Elle s’exprime dans des élans contradictoires :
recherche de signes, dialogues intérieurs, rêves chargés de sens...
Puis, soudain, un retour brutal à la réalité : l’absence, le vide, le néant.

"Ai-je vraiment fait mon deuil ?"

La question surgit. Parce que cette oscillation nous déroute. Parce que le doute n’a pas sa place dans une société qui valorise les certitudes.

Le pouvoir des morts sur les vivants

Les morts ont parfois plus de pouvoir que les vivants.
Un conseil entendu en rêve, venu d’un être disparu, peut résonner plus fort qu’une parole prononcée de son vivant.

Faut-il s’interdire d’écouter ces ressentis, sous prétexte qu’ils ne s’expliquent pas scientifiquement ?
Peut-on vraiment tourner le dos à ce que l’on ressent profondément ?

Le regard des autres, l’absence de repères

Un autre poids pèse : le regard des autres.
Peut-on encore montrer sa peine après plusieurs mois ?
Quand peut-on rire, danser, aimer à nouveau, sans culpabilité ?

Autrefois, les rituels encadraient ces questions. Aujourd’hui, ils ont disparu.
Et l’on demande à un salarié endeuillé de reprendre le travail en trois jours.
Comme si de rien n’était.

Laisser faire le deuil, plutôt que le "faire"

Le mot deuil vient de dolore, la douleur.
Alors pourquoi vouloir le "faire", comme une tâche à accomplir ?
Et si l’on choisissait de le laisser faire ?

Accueillir la peine, lui laisser sa place, sans se battre pour l’effacer.
C’est souvent dans ce relâchement que peut naître un début d’apaisement.
Pas une transformation magique. Mais un espace pour vivre avec ce qui est.

Et l’hypnose dans tout cela ?

Je ne sais pas si l’hypnose aide à "faire son deuil".
Mais je suis convaincu qu’elle ouvre un espace.
Un lieu de rencontre entre soi et soi, où un lien nouveau peut se tisser :

  • Un lien avec cette part de nous qui souffre ou qui semble perdue,
  • Un lien avec l’absent, sans chercher à effacer quoi que ce soit.

L’hypnose permet de densifier ces parts de soi, comme on densifie un défunt par les récits des funérailles.

Non pas pour l'oublier, mais pour transformer la relation.
Pour vivre avec l’absence, et y déposer une forme de présence.
Un lien d’amour, profond, intime, vivant.

Besoin d’un espace pour cheminer dans votre deuil ?
Je vous accueille au cabinet ANIMA Hypnose à Angoulême (Charente) ou en séances à distance.
Contactez-moi au 07 69 93 33 18 pour réserver un accompagnement respectueux, sensible, et profondément humain.

mercredi 3 novembre 2021

Estime de soi : quand les blessures du passé façonnent notre présent

 Les marques du passé ne s’effacent pas toujours avec le temps. Elles s’infiltrent dans notre regard sur nous-même, nourrissant des pensées critiques, une estime de soi fragilisée, et parfois une souffrance silencieuse. Mais ce n’est pas une fatalité. Il est possible de s’en libérer.

Une enfance blessée, une identité bancale

« Pendant toute mon enfance, j’ai été rabaissé, critiqué, rejeté. Aujourd’hui encore, je me sens insignifiant, surtout face aux autres… »

Ce type de témoignage revient souvent en séance. Il traduit l’impact profond et durable d’un modèle d’amour défaillant. Même en ayant conscience que les paroles d’un parent ou d’un conjoint toxique étaient injustes, une part de nous les a parfois intégrées comme des vérités… devenues identité.

La fidélité inconsciente à la parole violente

On pourrait croire que s’éloigner d’un environnement toxique suffirait à se reconstruire. Mais ce n’est pas si simple.
On peut grandir, fonder une famille aimante, faire preuve de bienveillance avec ses proches… tout en conservant au fond de soi la même petite voix violente et dévalorisante. Celle que l’on s’adresse à soi-même, sans y prêter attention, tous les jours.

Paradoxalement, en me critiquant constamment, je reste fidèle à ceux qui m’ont rabaissé. Je perpétue leur parole, malgré moi. La violence continue, mais de l’intérieur.

Passé ou présent : d’où vient vraiment la souffrance ?

Bien sûr, explorer le passé aide à comprendre. Mais ce n’est qu’un point de départ. Car ce qui me fait mal aujourd’hui, ce ne sont pas uniquement les souvenirs, mais les pensées que j’entretiens au quotidien. Ce discours intérieur, répétitif, souvent inconscient, qui martèle :

« Tu n’es pas assez. Tu n’y arriveras jamais. Tu ne vaux rien. »

Avec près de 60 000 pensées par jour, dont des centaines tournées contre soi, on imagine l’impact émotionnel. Chaque pensée douloureuse devient une émotion douloureuse, qui s’ajoute aux précédentes. Comment guérir le passé, si le présent continue de l’alimenter ?

Devenir acteur de ses pensées

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’agir.
Il ne s’agit pas de se mentir, mais d’observer, puis de rééduquer ses pensées. Doucement. Avec justesse. En rétablissant la vérité :

  • Non, vous n’êtes pas médiocre.
  • Oui, vous méritez l’amour.
  • Non, la parole blessante du passé ne dit rien de votre valeur.

En cessant d’honorer cette parole destructrice, vous commencez à vous réconcilier avec vous-même.


Vous sentez que ce discours intérieur vous freine, vous pèse, vous ronge en silence ? Il est possible d’en sortir, pas à pas, à votre rythme. Je serai heureux de vous accompagner sur ce chemin de réconciliation avec vous-même.

Contactez-moi au 07 69 93 33 18 pour une séance au cabinet ANIMA Hypnose à Angoulême (Charente) ou à distance.

mardi 19 octobre 2021

De la guerre intérieure à l’apaisement : quand l’hypnose devient un espace de paix

Chaque séance d’hypnose est une rencontre singulière. Derrière les demandes exprimées, une lutte intérieure, souvent invisible, se dévoile. Beaucoup de personnes viennent au cabinet après avoir mené une guerre contre elles-mêmes. Une guerre intime, silencieuse, qui dure parfois depuis des années. Et si, pour une fois, il ne s’agissait plus de se battre, mais de se rencontrer ?

Le désir d’être « comme les autres » : une blessure discrète

Nous portons tous en nous une part unique. Pourtant, nombre de personnes rêvent de normalité, d’un effacement de cette différence qui fait mal. Certaines souhaitent faire taire en elles ce qui saigne, ce qui crie sans bruit. Alors commence une guerre contre soi : longue, épuisante, presque invisible.

Le jugement intérieur : une arme redoutable

Parmi les outils de cette guerre intime, le jugement intérieur est sans doute le plus redoutable. Il s’accompagne souvent :

  • de schémas répétitifs,
  • d’auto-sabotage,
  • de pulsions incontrôlées,
  • de déprime ou d’anxiété,
  • de blocages persistants…

Peu à peu, ce vacarme intérieur devient un décor familier, une fatalité contre laquelle il semble inutile de lutter.

Rechercher une trêve intérieure

Quand les personnes arrivent au cabinet ANIMA Hypnose à Angoulême, elles sont souvent des survivants de cette guerre intérieure. Elles ne demandent pas des miracles. Elles aspirent à un souffle nouveau. À un peu de paix, de calme, de silence habité.

L’hypnose peut offrir cela. Non comme une solution magique, mais comme une expérience sensible, une possibilité de déposer enfin les armes.

L’hypnose : un espace de re-découverte

L’état d’hypnose ouvre un no-man’s-land intérieur, un lieu inédit, hors des schémas habituels, où la personne peut se reconnecter à elle-même, par ses sensations, ses images, sa respiration.

Ce n’est pas un lieu de contrôle, mais d’abandon.
Ce n’est pas une méthode de domination, mais une invitation à se laisser rencontrer.

Lâcher les armes : un acte de courage

Le lâcher-prise, ce n’est pas renoncer à sa vie. C’est renoncer à vouloir tout maîtriser :

  • le temps,

  • les émotions,

  • les pensées,

  • le corps.

C’est oser ne rien attendre, ne rien forcer, et s’ouvrir à ce qui vient. Et c’est là que la magie opère : les ressources intérieures s’activent d’elles-mêmes, sans volonté consciente. Il ne s’agit plus de faire, mais d’être.

Le rôle du praticien : offrir un espace de confiance

L’hypnothérapeute n’impose rien. Il propose un cadre sûr pour que la personne puisse, en toute confiance, déposer ses armes.
Pas besoin de beaucoup de mots : parfois, un regard calme, un silence partagé, une respiration posée, un rire libérateur suffisent à créer la qualité de présence qui autorise l’abandon.

Alors, quand la personne ferme les yeux sans qu’on le lui demande, c’est qu’elle a dit « oui » à la rencontre. Elle vient, sans le savoir, d’enterrer la hache de guerre. Et c’est là, précisément, que commence le vrai travail.


Vous ressentez ce besoin de déposer les armes, d’apaiser ce combat intérieur ?
Offrez-vous ce temps de reconnexion à vous-même.
Je vous accueille au cabinet ANIMA Hypnose à Angoulême ou à distance, dans un cadre bienveillant.

Contactez-moi au 07 69 93 33 18 pour réserver votre séance.

Plaquer le quotidien et partir à l’aventure : rêver sa vie autrement

L’appel à l’aventure Allez, on s’en va ! On plaque tout, on vend la voiture et on part à l’aventure ! Ça te dirait de laisser le quotidien ...